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Whippet ? Vous avez dit whippet ?

Mais d’où vient ce nom ? Très certainement de l’expression anglaise « whip it » que l’on peut traduire par « fouette cocher » ! Elle remonterait à la fin du XIXème siècle.

 

HISTORIQUE.

1880-92 : date quasi officielle de la naissance du whippet, de l’entrée de son standard au kennel club anglais, car  il s’agit bien d’une race anglaise. En effet, selon Alfred de Sauvenière, la « création » des premiers sujets serait dû à Monsieur Hammond qui voyant les courses au chiffon organisées par les mineurs du nord du pays aurait eu l’idée de faire le croisement d’un de ses fox-terriers avec un petit lévrier italien : il introduisait ainsi de la vitesse. Ses chiens devinrent invincibles ; inutile de vous dire que l’exemple de ce monsieur fut repris par beaucoup de propriétaires ; nous sommes en 1875 et les « snap-dogs » sont nés, notre futur whippet aussi!

 Mais aussi… Henriette de France , lors de son retour « forcé » en France se vit offrir deux «  small greyhounds », comprenez deux whippets…..Ce serait l’arrivée des premiers whippets sur le sol français.

On ne peut, non plus, ignorer les représentations de « petits lévriers  »sur des tableaux du XVIIIième….Louis XV ne s’est-il pas fait représenté en compagnie de ses «  levrettes » ? Et encore, on pourra remarquer qu’au Moyen-Âge, un lévrier est présent : plus petit que le greyhound, ancêtre de   notre whippet ?possible.

L’origine de ce charmant compagnon gardera donc pour longtemps encore ses secrets. Mais cela n’est au fond pas si important que cela.

Plus proche de nous, et là nous rentrons dans des réalités très concrètes,Zuber est le plus ancien whippet connu dans  la cynophilie moderne et sans aucun doute pilier de bien des lignées ; c’était un mâle bicolore anglais né en 1889. En France c’est en 1913 que les premiers whippets sont exposés ; ils sont au nombre de trois.

 Le petit monde des whippets est resté longtemps fort peu structuré, avec peu d’éleveurs construisant de véritables lignées ; ceci contrairement à d’autres races de lévriers dont l’élevage fut rapidement structuré, tels les barzois pour lesquels  les éleveurs d’aujourd’hui ont la chance d’avoir reçu  un patrimoine très important, un excellent travail de sélection.

Il faut être réaliste :en France,  les débuts des whippets furent difficiles peut-être tout simplement parce que l’on ne voyait pas vraiment à quoi pouvait bien servir ce chien dans la mesure où chasser avec lui est interdit ( loi de 1844)  ; les amateurs sont donc peu nombreux. Pour la cynophilie, ils appartenaient au 4eme groupe, celui des chiens de chasse, sacré paradoxe…les autres lévriers étant regroupés dans le 7ième groupe réservé aux « chiens de luxe et d’appartement »….

En 1919, l’un des tout premier CAC est décerné à un whippet noir ! En 1933 le whippet est accepté au sein du 10ème groupe. Au fil du temps toutes ses qualités exceptionnelles le feront de plus en plus admiré et aimé ; des amateurs passionnés lui permettront ainsi de devenir le chef de file de son groupe, place qu’il détient et honore toujours.

L’élevage français va connaître un grand essor à partir des années soixante ; des importations majeures vont être réalisées et celles-ci seront les piliers des whippets modernes.

Madame Arlette Moniot (affixe de Pic-Ardent) débute son élevage en 1967 avec une femelle d’origines anglaises, Samovaroff Queen ; on lui doit en autre l’importation, toujours d’Angleterre de Tinribs Tutor et Wilpats Flare.  Elle créera le club et le cynodrome du Caillevat (Libourne-33) avec entre autre Madame Davin (affixe des fils du vent).En 1978 elle importera de Hollande deux femelles, Orsane et Ondine filles de Borsov van’t Sinkelzandt ( que Madame Pottier utilisera à son tour) et ira elle aussi chercher des saillies en Allemagne et importera de Belgique, Baladin of Derby Star.

Madame Pottier (affixe de la Fulminante) se lance dans l’aventure whippet en 1968. Sa première whippet, Madhi des bons amis est française mais d’origine paternelle hollandaise, une autre viendra de Belgique, Goelette. Elle retournera chercher des saillies en Hollande et finalement importera une femelleVivienne’t Lage dak. Avec son mari elle est à l’origine de la création du cynodrome de Meulan.

Madame de Saint-Seine (affixe de Grillemont) a sa première portée de whippet en 1971 avec sa femelle Aladin. Elle ira chercher beaucoup de saillies à l’étranger pour ramener d’excellentes lignes de sang et importera des sujets allemands (Fullspeed Amazone), anglais (Laguna Leonora, Andy Thor et Sunsalve Heatwave at Hutakha, tricolore) et italiens (Almaglo Patsy et Forman). C’est à elle que l’on doit la création du cynodrome de Grillemont. C’est par le plus pur hasard qu’elle découvrira et se prendra de passion pour les whippets tricolores lors de la naissance des chiots issus de Perle du Cottage Lerry et Andy Thor.

C’est là une  ébauche sommaire, un survol rapide de l’évolution de notre whippet mais ce sont dans ces années que l’élevage français s’est installé.

Bien d’autres passionnés vont suivre et aujourd’hui l’élevage français est mondialement reconnu. Les éleveurs de notre pays ont continué d’aller chercher à l’étranger les souches nécessaires à l’amélioration de la race : des sujets américains et scandinaves sont arrivés. Des échanges réguliers sont effectués, parce que le whippet a su s’imposer partout sur tous les continents.

Chaque éleveur effectue un travail de sélection en fonction de son approche personnelle de la race : c’est ainsi que pour certains les aptitudes à la course sont prédominantes, pour d’autres ce sera la recherche d’un excellent et très ample mouvement, ou une couleur de robe bien spécifique. Peu importe, l’important étant de conserver génération après génération les qualités esthétiques et sportives de ce lévrier. Il doit être beau ET bon à la fois. C’est pour préserver ce très riche capital que la Société Centrale Canine a imposé par exemple un minimum de travail pour pouvoir homologuer un titre de Champion de France de Beauté.

 

C’EST QUOI UN WHIPPET ?

Le whippet fait partie du groupe des lévriers, ces chiens  à la morphologie longiligne ayant des prédispositions certaines à la course, tout en conservant des proportions harmonieuses lui procurant une grande classe. C’est l’équilibre parfait de la puissance et l’élégance. A priori certains pourraient penser que ce n’est pas possible d’allier ces deux qualités ; le whippet a parfaitement réussi à prouver le contraire. Il en est de même pour son caractère si « cosy » à la maison et si « nerveux et chasseur » en ballade ; tout ce qui bouge, même une feuille ne peut le laisser insensible. Il est né pour tenter d’attraper tout ce qui bouge. Mais si tôt rentré chez lui il retourne se reposer dans le fauteuil, le plus confortable, le plus moelleux et si possible le mieux placé face à la cheminée ; car le whippet déteste le froid, la pluie ; son sens du confort est particulièrement développé.

Au fil des années la morphologie a quelque peu évolué particulièrement au niveau de la ligne de dos : les sujets d’autrefois étaient beaucoup plus voussé que ceux que l’on rencontre aujourd’hui ; ils ont ainsi gagné en élégance et harmonie.

« Coincé » entre le greyhound (son « cousin » anglais) et le petit lévrier,  italien, il n’est ni la réplique en plus petit du premier, ni en plus grand celle du deuxième : une étude un peu attentive des trois modèles fait  apparaître des lignes et proportions différentes sans parler de la manière de se déplacer.

Le whippet n’a  aucun caractère de nanisme dans sa morphologie.

Toutes les couleurs de robe sont admises, des unicolores (noir, bleu, sable, beige…) au bicolore voir tricolore et sans oublier les bringeures ; il faut simplement être vigilants à la pigmentation, celle de l’œil particulièrement qui doit être la plus foncée pour conserver à notre whippet ce merveilleux regard tendre et profond qui vous désarmera et vous fera chavirer lorsqu’il plongera ses yeux dans les vôtres. La robe unie bleue peut-être porteuse de certains problèmes dermatologiques qui se déclareront avec les années ; il faut donc être vigilant lors de l’acquisition d’un chiot de cette couleur et avoir le maximum d’informations sur toute la lignée. Des études très sérieuses sont menées par des docteurs vétérinaires à ce sujet (voir thèses en école vétérinaire).

Il faut aussi  tordre le coup à certaines idées préconçues : 

Une des réputations des lévriers en général et donc des whippets est que ce sont des chiens fragiles ! Faux ! Le whippet est statistiquement la race qui offre la plus grande longévité : 16, 17 et même 18 ans sont des âges fréquemment atteints par des sujets bien entretenus.

Une idée  un peu trop répandue et ……simpliste aussi voudrait scinder la race en deux : d’une part « des whippets dit de  courses » et d’autre part  des « whippets dit d’expositions » avec des morphologies ET des caractères différents. Faux également ! Il n’y a qu’UNE seule et même race et UN seul  standard. Et si l’on peut admettre quelques différences dans la construction du corps du  whippet suivant telle ou telle activité, reste une  tête longue, fine, élégante ainsi qu’un  caractère doux équilibré affectueux et joueur, quelque soient les origines.

Quelques chiffres pour « cerner » notre whippet :

La taille au garrot pour un mâle varie de 45 à 53 cm et celle de la femelle de 42 à 49 cm (en tenant compte des tolérances pour la confirmation).Il est à noter que si la morphologie du whippet a quelque peu évolué au fil des décennies, la taille est restée assez constante puisque les premières femelles exposées toisaient 47,5 cm. On ne peut nier néanmoins, qu’en général la taille du whippet a un peu augmenté dans notre pays comme à l’étranger, mais peut-être moins qu’à l’étranger  et ce,  comme pour toutes les races d’ailleurs.

Le poids oscille  de moins de 10 kg pour une petite femelle à une bonne quinzaine pour un mâle. Au fil des décennies, le whippet a sans doute gagné en substance et les sujets d’il y a vingt ou trente ans étaient sans nul doute plus légers.

Au sein de son groupe le whippet est leader  en nombre. On compte environ mille naissances par an ; autrement dit plus d’un lévrier sur deux élevés chaque année en France est un whippet.

Une portée moyenne est composée de six chiots. Les chiots naissent avec un ergot aux pattes antérieures ; beaucoup d’éleveurs en font l’ablation au deuxième ou troisième jour afin d’éviter, plus tard dans la vie d’adulte, l’accident stupide de l’ergot arraché lors de la ballade dominicale et familiale au fin fond de la forêt ! Cet accident banal en lui-même est souvent traumatisant pour le chien et ses maîtres d’où l’utilité de faire en sorte qu’il ne se produise pas.

Côté vétérinaire ce ne sont pas les whippets qui assurent les retraites : sa croissance est généralement sans problème particulier. C’est un chien de taille plutôt petite qui grandit sans apport de vitamine, une excellente nourriture bien dosée est largement suffisante. Il ne demande aucun soin particulier au niveau des oreilles ou du poil. Seuls les pattes doivent être examinées et les ongles coupés régulièrement  afin d’éviter toute blessure lors de folles courses poursuites dans les bois.

 Secret d’une bonne santé : éviter toute surcharge pondérale ! La prise de poids leur est néfaste tant sur le plan esthétique que sur le plan cardiaque ; si une masse graisseuse enveloppe le cœur, celui-ci a du mal à fonctionner et ne peut donc plus remplir son rôle. Donc il est impératif de toujours veiller au poids de son chien.

Une alimentation raisonnable et maîtrisée, une activité régulière, sont les clés de son exceptionnelle longévité.

 

MODE D’EMPLOI.

Le whippet aime  son confort, la vie de famille et …de canapé plus particulièrement ; il ne résiste pas à l’appel d’un bon fauteuil, le mieux placé, naturellement, devant un feu de cheminée ; il  arrivera toujours à ses fins, gentiment et  obstinément. Et mieux vaut ne pas aborder le délicat problème des couettes! Ils sont hyper doués pour s’installer au fond du lit ! C’est pourquoi au sein d’une famille ils ont des alliés de choix : les enfants ; ils deviennent très vite des complices de jour et de nuit.

 Mais il ne saurait résister aussi aux joies de courir ! Avis aux amateurs de jogging, de randonnées……..le whippet vous accompagnera partout, infatigable.

Beaucoup de propriétaires sont venus à cette race justement parce qu’ils avaient besoin de marcher pour des raisons de santé par exemple.

Un whippet, et il ne faut pas l’oublier aime courir après tout ce qui bouge. Je me souviens avoir été voir un championnat de parachutisme avec mon whippet et quelle ne fut pas ma surprise de constater  son excitation lors de l’atterrissage des voiles ! Il voulait attraper ce gros truc blanc ! Mais une simple feuille à l’automne qui virevolte avant de tomber au sol provoquera chez lui la même joie ! Certains aiment nager, d’autre moins. J’ai connu une femelle qui plongeait dans la rivière par une température largement négative. C’était impressionnant de la voir partir sur la glace puis s’enfoncer dans l’eau glacée à la recherche d’un ragondin, qu’elle a fini par attraper avec l’aide de ses copains whippets après plusieurs tentatives.

Une autre caractéristique du whippet est d’aimer la compagnie d’autres…..whippets ; ainsi des courses poursuites peuvent s’organiser. Evidemment il est difficile d’imaginer qu’un teckel puisse le suivre. Et si deux whippets vivent ensemble, il n’est pas vraiment nécessaire de prévoir deux couchages : ils aiment « s’empiler », c’est  le principe de la boîte à sardines !complicité maxima garantit.

Coté caractère et contrairement à certaines races, celui du mâle et de la femelle ne sont pas différents. Il n’y a pas de fortes têtes ; heureusement le whippet n’a pas eu à subir les effets néfastes d’un phénomène de mode, pas plus qu’il n’est une race confidentielle ; le cheptel disponible pour la production est nombreux et la politique d’élevage mené par le Club Français du Whippet a su éviter toute dérive. Le whippet est bien dans sa peau ! Ses rapports avec des congénères d’autres races se passent généralement bien ; il est sociable et recherche des compagnons de jeux, si possible qui soient capable de partager ses courses ; un charmant petit teckel ne l’intéressera pas vraiment : pattes pas assez longues !

S’il se sent en danger le whippet n’oublie jamais son ultime arme de secours : son aisance à courir. Il prendra la fuite, vous serez paniqué, l’appellerez, attendrez et il reviendra se blottir contre vous. Bien sûr il y a un délicat problème à aborder : celui des rapports whippet chat. Les propriétaires de whippet ont parfois (aussi) un chat et cela se passe toujours bien ; par contre le chat « étranger » qui pénètre sur son territoire ne sera jamais le bienvenu ; il saura toujours faire la différence.

Le whippet est un chien si facile et si docile qu’il n’a pas besoin d’un type de maître particulier ; il peut convenir à des personnes jeunes adeptes de randonnées, de personnes à la retraite voyageant en camping car, à une famille avec leurs enfants (cela fera un enfant de plus !)…. Il s’adapte et s’imprègne très rapidement de votre style de vie ; il n’aime pas la solitude, l’indifférence. Il a un grand besoin de câlins, de tendresse.

 

 

ACTIVITES

L’activité première de notre whippet est bien sûr la vie de famille : les enfants et leurs jeux et… la cuisine ! C’est le seul point noir du whippet : il ne doit pas trop manger pour garder sa ligne, il a de grandes pattes dont il sait parfaitement faire usage pour arriver sur la table  et ……. se servir. Quel propriétaire n’a pas vu un rôti, un gâteau,  des fruits que sais-je encore  disparaître ? Simplement on apprend à faire attention ! Il est conseillé de poser les aliments en hauteur. On prend vite l’habitude….

Les activités d’extérieures sont nombreuses ; certains font de l’agility, du cavage, mais ils restent avant tout des chasseurs… privés de chasse. Aussi courir après un leurre est leur jeu favori. Deux disciplines leur sont consacrées : l’une est le racing sur cynodrome, piste préparé à leur intention où ils peuvent exprimer toutes leurs qualités de vitesse. L’autre est le coursing, sur terrain ouvert, simulacre de la chasse. Si ces diverses activités vous intéressent vous pourrez contactez les organismes suivants : la Société Centrale Canine, le Club Français du Whippet pour  les expositions, nationales d’élevage, les épreuves de travail type racing ou coursing, et  la Fédération Française des Sociétés de  Courses de Lévriers pour les courses à pari mutuel.

 

S vous êtes tenté par le whippet, voici les grands rendez-vous de l’année pour aller à sa rencontre :

La nationale d’élevage : 2 /3/4 mai 2008 :c’est la grand messe du whippet organisée par le club de race : trois journées consécutives consacrées respectivement au racing, à l’exposition et au coursing. Cette année elle se déroulera à Yzeure (Moulins- 03) sur les installations du cynodrome de Millepertuis. Plus de deux cent whippets devraient s’y retrouver.

Le championnat de France de racing : 24/25 mai 2008 à Soissons (02)

Le championnat de France de beauté : 8 juin 2008 à Lyon (69)

Le championnat de France de coursing : 16/17 août 2008 à Roullet (16)

Le championnat de France de la Fédération de Courses de Lévriers : septembre 2008 à Toulouse-Blagnac

 

 Laissons la conclusion à nos voisins britanniques : Once a whippet owner, allways a whippet owner….ce que l’on peut traduire par : une fois propriétaire de whippet, propriétaire pour toujours !                                                                                                  

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                      

                                                                                                                                                                                                                                                      

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